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Le site http://www.rajf.org/ signale sur sa page
http://www.rajf.org/article.php3?id_article=2001
qu'une conférence aura lieu à Toulouse les 29 et 30 octobre 2003.
MERCREDI 29 ET JEUDI 30 OCTOBRE 2003 -La légitimité des juges
L'IFR Mutation des Normes Juridiques de l'Université de Toulouse 1 et la Conférence Générale des Tribunaux de Commerce organisent les 29 et 30 octobre 2003 un colloque sur ce thème.
Présentation
Nombre d'observateurs du phénomène de « montée en puissance » de la justice s'inquiètent d'une concomitante « crise de légitimité » de cette institution. Qu'en pensent ses acteurs ? Ce constat préoccupe-t-il la doctrine universitaire ?Impossible de nier que la justice est devenue l'animatrice en dernier ressort d'un ordre juridique en pleine transformation. Gardienne, mais aussi désormais pourvoyeuse de normes et de valeurs individuelles et collectives, clé de voûte de l'Etat de droit, national, européen, voire international, la voici promue nolens volants au rang d'institution (en charge d'une fonction) politique.
Il est tout aussi vrai que quiconque sous nos régimes exerce une responsabilité de nature politique doit être en lien avec la communauté, non point la dominer en son sommet. uvrer, comme il est fait réforme après réforme, dans les sens de l'indépendance, de la compétence, de la responsabilité, de la proximité, d'une meilleure communication n'est peut-être pas suffisant. Ni la procéduralisation croissante, ni le droit au procès équitable ne placent non plus les juges à l'abri des contestations : celle des politiques et des personnalités du monde économique se manifeste régulièrement ; celle des justiciables de tout acabit, aiguillonnés par les médias, éclate à l'occasion d'affaires blessant la conscience commune.
Nouveaux rôles, nouvelle légitimité ? Les modes de désignation et les statuts actuels des magistratures diverses peuvent donner à croire à la constitution et libre carrière d'une supertechnocratie jurisdictionnelle, forme moderne d'une cléricalisation de la justice. L'électivité des magistrats non-professionnels peut-elle servir d'exemple ? A la conception classique de la légitimation par le suffrage, peut-on substituer d'autres formes ou procédés de légitimation ?
C'est autour de quelques exemples de justices que les intervenants à ce colloque ont été invités à témoigner et à débattre. Aborder de front la question de leur légitimité, en apprécier l'opportunité, en bien cerner les termes est une démarche inhabituelle.
Ce peut être un moyen de déjouer les incantatoires vitupérations contre un résurgent « gouvernement des juges ».
Programme du Mercredi 29 octobre
08h30 - Accueil
09h00 - Ouverture du colloque par M. Bernard Belloc, Président de l'Université et M. Bernard Beignier, Doyen de la Faculté de droit Sous la Présidence de M Jean-François Burgelin, Procureur Général près la Cour de cassation
La légitimité des juges : l'actualité d'une question par M. Jacques Raibaut, Président du Tribunal de Commerce de Toulouse et M Jacques Krynen, Professeur à l'Université Toulouse I
La justice depuis le XIXe siècle : attentes sociales et dérives professionnelles par M. André Cabanis, Professeur à l'Université Toulouse I et M. Michel-Louis Martin, Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Toulouse.
De la légitimité des jurys de Cour d'assises par M. Gabriel Roujou de Boubée, Professeur à l'Université Toulouse I
Intervenant privilégié : M. Jean-Pierre Pech, Premier Président honoraire de la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence.
Le juge pénal face aux infractions d'affaires par Mme Corinne Mascala, Professeur à l'Université Toulouse I
Intervenant privilégié : M. Jean-Claude Carrié, Premier Président de la Cour d'Appel de Toulouse.
14h30 - Sous la Présidence de M. Pierre Bézard, Président honoraire de la Chambre commerciale de la Cour de cassation.
Autour de la Cour de cassation par M. J.-J. Barbiéri, Professeur à l'Université Toulouse I
Intervenant privilégié : Maître Louis Boré, Avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation.A propos de la légitimité du juge administratif par M. Jean-Pierre Théron, Professeur à l'Université Toulouse I
Intervenant privilégié : M. Jean-François Thurière, Président du Tribunal administratif de Toulouse.
La légitimité du Conseil constitutionnel par M. Henry Roussillon, Professeur à l'Université Toulouse I.
Intervenant privilégié : M. le Professeur Alain Lancelot, ancien membre du Conseil constitutionnel.
Programme du Jeudi 30 octobre
09h00 - Sous la Présidence de M. Hubert Le Gal, Juge au Tribunal de Première Instance des Communautés européennes.
La Cour internationale de Justice : des juges élus depuis l'origine par M. Pierre-Marie Martin, Professeur à l'Université Toulouse I.
L'internationalisation de la justice pénale par Maître François Cantier, Président d'Avocats Sans Frontières.
La légitimité de l'organe de règlement des différends de l'OMC comme juge économique par M. Jean-Michel Jacquet, Professeur à l'Institut des Hautes Etudes Internationales de Genève.
La légitimité du juge communautaire par M. Joël Molinier, Professeur à l'Université Toulouse I.
La légitimité du juge européen des droits de l'homme par M. Bertrand de Lamy, Professeur à l'Université Toulouse I.
14h30 - Sous la Présidence de M. Jacques Raibaut, Président du Tribunal de Commerce de Toulouse.
La légitimité des juridictions consulaires par Mme Corinne Saint-Alary-Houin, Professeur à l'Université Toulouse I.
Intervenant privilégié : M. Jean Morin, Président de la Conférence Générale des Tribunaux de Commerce.
La légitimité du Conseil de Prud'hommes par Mme Isabelle Desbarats, Maître de conférences à l'Université Toulouse I.
Intervenant privilégié : M. Claude Fontaneau, Président du Conseil de Prud'hommes de Toulouse.
Conclusion : « Faut-il élire les juges ? » par M. Jacques Poumarède, Professeur à l'Université Toulouse I.
Renseignements et inscriptions :
Madame Danielle TrabetUniversité des Sciences Sociales
Place Anatole France
31042 Toulouse Cedex
Fax. : 05 61 12 86 75
Mél. : trabet@univ-tlse1.frWeb : Programme en ligne http://www.univ-tlse1.fr/recherche/colloques/2003/IFRProgramme.html
Déjà pour commencer ce n'est pas une question de légitimité, mais de respect des législations en vigueur. Cela semble visiblement avoir échappé à certains. Si des Députés ou Sénateurs locaux mafieux, donne des ordres au Président du Tribunal, au Procureur local qui donne l'ordre à un juge de commettre une infraction, pour neutraliser un citoyen qui veut faire valoir ses droits, alors dans ce cas tout ce beau monde doit être poursuivi en justice et directement radié à vie. Il ne doit pas y avoir de demi mesure. Ces la raison pour laquelle j'ai jugé utile d'adresser des courriers aux ministres concernés, pour leur suggérer de créer une Force Spéciale Anticorruption de Notables Mafieux. On parle de gouvernement des juges, mais ce qui me dérange, c'est qu'on ne parle pas des réseaux du copinage mafieux, qui détourne en réalité la justice à leur profit, par interprétation de textes voulus volontairement opaques et contradictoires par le législateur, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les interprétations et donc à tous les excès, permettant ainsi de violer les règle de la Convention Européenne des Droits de l'Homme en toute impunité.
Le Monde publiait un communiqué le 09/10/2003, indiquant dans un avis du 02/10/2003 sur sa "contribution à la réflexion sur la déontologie des magistrats", que le CSM, le Conseil Supérieur de la Magistrature, était opposé à la mise en place d'un code de déontologie. Il refuse en outre la mise en place "d'un code fixant une liste de devoirs". Il y a quand même des coups de pieds dans le cul qui se perdent. Cela existe dans la police, dans n'importe quelles autres professions et entreprises, mais aussi pour les citoyens. Il est vrai que les devoirs ne sont pas appliqués, puisque même les lois ne sont pas respectées par notre justice et notre élite, comme le prouve diverses affaires. Le CSM indique qu'il souhaite cependant un recrutement plus rigoureux de nos magistrats, voilà tout ce qui est exigé.
Source: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-337323,0.htmlC'est bien peu, car il aurait pu aussi souhaiter que les magistrats français et parlementaires, ministres, respectent aussi les lois françaises et les règles de la Convention Européenne des Droits de l'Homme qui ne sont pas respectés sur le territoire. Il est vrai que le CSM a épinglé le tribunal de la ville de Lorient en septembre 2003, suite à une personne qui a été incarcérée depuis 4 ans, mais qui oh surprise n'a toujours pas été jugée. Son avocat a expliqué qu'il a été arrêté dans le cadre d'attentats en Bretagne, et que par des artifices juridiques sa détention avait été ainsi prolongée, sauf que dans le cas d'un attentat qui lui a été attribué en prime sans doute, il était pourtant déjà en prison. Cherchez l'erreur, à par celle de son opposition politique, qui devait doit on présumé déranger quelques intérêts locaux. Cette affaire a déclenché une manifestation d'ailleurs devant le tribunal de Lorient en septembre 2003. Sa détention est tout bonnement illégale. Il est vrai qu'il y a beaucoup d'autres irrégularités dans cette ville qui est pourtant socialiste, y compris dans le monde des autres professions qui dépendent du Garde des Sceaux. Dire qu'elles nécessiteraient la descente des services d'inspections mais aussi brigades spécialisées de Paris, n'est pas un euphémisme.
COMPTE RENDU DE LA REUNION
du 23 SEPTEMBRE 2003
avec Monsieur Marc GUILLAUME
Magistrat employé au cabinet du Ministre de la Justice
5 Boulevard de la Madeleine
- PARIS
Nous Liliane PORTEHAUT et Rémy MAGAUD ex-dirigeants de sociétés, représentants l'association SOS Jugements domiciliée à Bourgoin Jallieu (Isère), avons été reçus par M. Marc GUILLAUME, membre du Ministère de la justice français, que nous avons voulu interroger au vu de nombreux dossiers et sur les agissements de la justice française dans notre département.
Nous avons tenu à faire un résumé de cet entretien pour information et diffusion, compterendu que nous adressons bien sûr à M. GUlLLAUME et au Ministre de la Justice.
NB: M. GUILLAUME Magistrat nous a reçu ayant avec lui le code du commerce : jai été obligée de lui faire remarquer que son code n'était plus en vigueur puisqu'abrogé en 1991, et remplacé par le nouveau code du commerce...
Notre entretien démarrait bien!
Question: Que peut-on faire quand on a épuisé tous les recours de là justice française mais que l'on constate que lors des jugements sont réalisés des faux et usage de faux répétés, détournement de preuves, liquidations abusives et illégales, ruine des citoyens !Réponse : Rien ! Il faut accepter : mais Je comprends que vous soyez blessés ... mais il faut bien qu'à un moment donné la Justice s'arrête... Les tribunaux français sont compétents: vous devez vous y plier.
Question : Nous ne pouvons obtenir satisfaction de la justice française qui couvre des escrocs: notre association a saisi la Cour Européenne des Droits de l'Homme qui nous a déclaré à titre individuel tous recevables, qu'en pensez-vous?
Réponse : Vous avez bien fait...
Question: Que fait le Ministre de la justice face à des interdictions bancaires dûes à des irrégularités de la justice qui ont ruiné tes citoyens ?
Réponse: Attendre 10 ans que l'interdiction soit levée; c'est tout ce que l'on peut faire!
Notre réponse: Non pas 10 ans, 5 ans suffisent...
Sa réponse: Oui si vous voulez...
Question: (concernant des liquidations d'entreprises) : Lors d'audiences, lorsqu'un tribunal refuse de recevoir des preuves d'irrégularités, d'entendre les explications des citoyens, que l'entreprise est liquidée illégalement, et vous dit de vous taire; est-ce normal que les tribunaux français agissent ainsi ?
Réponse : Tous les juges ne sont pas tous pourris et vous pouvez toujours être adulte et rester calmes ! Si un tribunal décide de vous liquider, c'est qu'il jugeait « bon » de vous liquider !
Question : Que fait le Ministre de la justice face à l'illégalité des tribunaux français qui n'ont pas d'existence légale notamment ceux de commerce (qui liquident les entreprises) depuis le 19 Décembre 1991.
Réponse : Ça ne tient pas debout.
Notre réponse : Expliquez-vous
Réponse : ça n'a rien à voir !
Question : Pourquoi le droit français et les lois françaises ne sont-elles pas respectées?
Réponse : Il y a une juridiction française actuellement; vous n'avez qu'à écrire au Ministre pour la faire changer.
Question: La justice française repose sur des preuves n'est-ce pas ? Pourquoi alors sont elles refusées.
Réponse : Vous devez vous plier à la décision des juges.
Certaines professions juridiques n'ont même pas d'existence légale, autre découverte stupéfiante qui vient d'être réalisée pour une profession en particulier. De là à dire qu'un autre scandale se prépare, le mot est faible. Il faut en effet savoir que la justice n'existe plus dans ce pays, qui peut donc être tout sauf une république, à part une dictature ou un régime fasciste, surtout si on se réfère à toutes les explications sur les tribunaux, juges et procureurs "abrogés", qui figurent déjà depuis 25/03/2001 sur ma page :
http://membres.lycos.fr/filterman/constitution.htmLe CSM déclare encore qu'il "entend s'affirmer comme la seule autorité légitime pour apprécier le comportement des juges". Encore faudrait-il que tout ce beau monde, y compris les procureurs, respectent les lois, et ne donne pas l'ordre à leurs juges de les violer au nom des règles des réseaux du copinage. C'est d'ailleurs les raisons pour lesquelles j'ai écrit au Ministre de la Justice et Premier Ministre, pour leur dire qu'il serait temps qu'ils rappellent à l'ordre leurs procureurs. Nous avons d'ailleurs pu constater le dysfonctionnement total de la justice française, suite à la diffusion du reportage d'Envoyé Spécial du 17/10/2003, où on dit clairement que les criminels sont mieux protégés juridiquement que les victimes.
A partir du moment où on a des dossiers qui disparaissent des tribunaux, des juges qui écartent les faux en écriture des dossiers, ou encore des avocats qui refusent d'en tenir compte, des procureurs qui classent des affaires sans suite, alors qu'ils reconnaissent par écrit l'existence de faux, dans ce cas nous ne somme plus en république mais dans un RÉGIME purement FASCISTE. Dans ce dernier cas, je ne voies absolument pas pourquoi les juges, procureurs et autres qui commettent des malversation ne seraient pas lourdés, sans quoi cela revient à cautionner l'instauration d'un RÉGIME FASCISTE, digne des pires DICTATURES. Mais il est vrai que nous sommes déjà dans ce type de régime, puisque ceux qui dérangent des notables locaux mafieux sont tout bonnement internés en clinique psychiatrique. Plus de témoins, plus de dossiers, les mafieux peuvent dormir tranquille. Sauf que depuis le 19 juillet, en mettant le cirque, expédiant des courriers et e-mails aux députés, je découvre progressivement d'autres affaires, et un article vient d'être publié cette semaine du reste sur les internements abusifs. C'est ainsi qu'on y apprend que la Cour Européenne des Droits de l'homme vient d'y épingler la France. Il semble qu'a certains endroits, on commence à se réveiller. Maintenant il faudrait aussi sanctionner les élus locaux et médecins, qui sont complices de ces internements. Ils sont faciles à repérer puisqu'il suffit en effet de regarder si derrière ces victimes, il y avait des intérêts financiers ou immobiliers, voire des témoignages gênants contre des hommes élus locaux ou politiques. En cas de décès prématuré, le doute n'est plus permis, sur l'implication de notables ou élus qui ont des choses à se reprocher.
Question : Des avocats. nous ont dit: « Laissez liquider votre entreprise de telle sorte que toutes les dettes soient effacées (SARL), et remontez en une autre, en prenant une tierce personne et vous vous n'y figurez pas. »
Mais est-ce bien normal et est-ce ce qu'il faut faire car ainsi nous détournons les lois ?Réponse: ... Ben oui !!
Question : M. PERBEN Ministre de la Justice a donné l'ordre aux caisses locales du Crédit Agricole de toutes être immatriculées au RCS au plus tard en Novembre 2002 :
à ce jour rien n'est fait, que fait donc M. PERBEN ?Réponse : Il ne peut rien faire, pas plus que de saisir les tribunaux que de faire appliquer ses ordres.
Question : Pourquoi le Ministre de la Justice n'interpelle -t-il pas les magistrats qui font des faux et usage et violent les lois ?
Réponse: Le Ministre de la justice ne peut rien faire: c'est aux citoyens de le faire.
Question : Peut-on porter plainte en France, contre un tribunal et/ou ses représentants?
Réponse : Vous ne pouvez rien contre eux: si vous voulez faites-le, mais votre plainte ne sera jamais retenue.
Nous allons interrompre là notre entretien : c'est déjà totalement exceptionnel que vous soyez reçus : cela n'arrive jamais et je perds mon temps avec vous, à vous expliquer des choses dont je reste persuadé qu'on a vous a déjà dites et que vous avez comprises.
Question de M. GUilLAUME: Qu'attendez-vous du Ministre de la Justice?
Réponse: Qu'il s'en aille !
Quand on se fout littéralement de la gueule des gens, il ne faut pas s'attendre à une autre réponse. J'ignore si le Ministre de la Justice a apprécié le comportement de son subalterne. Toujours est-il que ce dernier devrait consulter la fin de ma page :
http://www.multimania.com/filterman/internement-dossier-medical.htm
On voudrait inciter la population à mettre des bombes, on ne s'y prendrait pas autrement.Enfin tout le monde le dit, même Alain Madelin à sa façon au cours d'une réunion mardi soir 14 octobre, en France, qu'il n'y a que Nicolas Sarkozy qui bosse, pour le reste... Pour ce qui est du fonctionnement de l'état et son fonctionnement, lire ce qui suit. Ils ont expliqué que les 35 heures ont plombé l'économie française, et sur ce point, je suis tout à fait d'accord avec eux. D'ailleurs les graphiques présentés par un analyste financier, étaient là pour le prouver. L'ISF (impôt sur les grandes fortunes) a été aussi évoqué, ainsi que les critiques de la gauche sur ce sujet, mais comme l'a rappelé Alain Madelin, quand Lionel Jospin parlait d'harmoniser la fiscalité européenne, cela revenait tout simplement à supprimer l'ISF, puisqu'il n'existe pas d'ISF dans les autres pays européens. C'est une méthode sournoise pour faire accepter par le français ce qu'on ne peut dire en langage clair. Comme quoi les méthodes socialistes ne sont pas aussi éloignées que celles utilisées par les sectes.
Quant au député François d'Aubert il a enfoncé le clou : (1410/2003-i00:32):
" Les ministres ne peuvent pas faire grand chose. Or la majorité des ministres sont des fonctionnaires, la majorité des députés sont des fonctionnaires, alors tant qu'on n'aura pas changé cela, on ne changera rien, puisque les fonctionnaires ne veulent pas modifier les choses.
.../... sur les fonctionnaires, qui font de la politique, on ne peut pas le leur interdire. Simplement il y a quelques règles à introduire pour que ce ne soit pas le confort absolu, une fois qu'ils ont été éventuellement battu.
.../... On a aussi quelques exemples de gens qui arrivent de la fonction publique qui ne connaissent rien, qui se disent on ne va rien réformer, et en réalité ils sont assez vite dépassés par les événements.
.../... enfin vous n'avez pas tort. Il faut que le personnel politique soit peut être un peu moins issu de la fonction publique, je le reconnais volontiers. Vous savez c'était une mode...
.../... La productivité a diminué. Résultat des 35 heures, résultat des grèves; Là en ce moment on est à moins quelque chose, moins 0,3, moins 0,4, 0,5, donc problème extrêmement grave de productivité. On le voit bien d'ailleurs dans les statistiques récentes, personne ne s'étonne ... mais quand on voit au deuxième trimestre 2003, c'est moins 0,3, qui s'en étonnera quand on voit ce qu'a été le mois de mai dernier. Le mois de mai, il y a du y avoir 5 jours utiles. Les grèves, les viaducs, les ponts, etc. Comment voulez-vous qu'un pays arrive à produire, quand tout le monde s'arrête maintenant, le jeudi soir pour reprendre le mardi matin. Je ne dis pas tout le monde mais il y a une majorité des dirigeants qui le font. On le voit très bien. Alain (Madelin) en rentrant de sa circonscription à Redon, quand on repart de bretagne ou de Mayenne, quand on repart le lundi, il y a deux ans ou trois ans, on ne voyait pas des gens hors cadre qui revenait d'avoir passé leur week-end. Maintenant c'est le lundi ou le lundi soir, au lieu du dimanche soir, et maintenant ils partent le jeudi soir, et le vendredi soir les trains sont vides. Donc on voit quelle est la tendance, et tout cela, ce sont des gens qui mettent en plan leur boulot. C'est à dire que avant on pouvait s'arrêter, mais au moins on finissait son boulot. Là il y a des tas de dossiers qui restent en plan. C'est à dire que la France s'est habituée à vivre lentement."Question: 00:16:46
On a le sentiment actuelle et Raffarin en particulier savent très bien les problèmes et connaissent très bien les solutions.Alain Madelin, Député:
Détrompez-vous, détrompez-vous !!Question:
Mais ils ont peur de Blondel ils peur de je ne sais quoi, mais il y a pas moyen depuis un an de débrayer.Alain Madelin, Député:
Mais je disais détrompez-vous en vous interrompant. Ils voient les problèmes. Ils pensent grosso modo qu'il n'y pas d'absence de solutions qui finissent par régler un problème.
Beaucoup de problèmes qu'on juge difficilement aujourd'hui, sont des problèmes qui apparaîtront comme plus modeste demain, et souvent ils n'ont absolument pas de visions claires.François d'Aubert, Député:
Mais non attendez, il dit ce n'est pas vrai (rire).Alain Madelin, Député:
Hélas c'est vrai, s'ils avaient une vision claire, on l'aurait vu dans le programme des élections. Donc l'idée que vous avez une vision claire, à la limite cela pourrait se comprendre, une vision très claire de ce qu'il faut faire, mais je ne la met pas dans mon programme. Je la cache parce qu'il vaut mieux agir sournoisement et prendre les français pas surprise. Pourquoi pas, on peut imaginer ça, mais je sais que ce n'est pas le cas hein. On a parlé de quoi, la réforme fiscale, François (d'Aubert) était avec moi à Bercy, effectivement les gens n'ont pas les idées claires aujourd'hui. La réforme de l'état, ils ont pas les idées claires. La réforme maladie, ils ont les idées mais alors vraiment pas claires du tout, complètement azimutés, alors la dessus, ça c'est clair. Et on pourrait énumérer beaucoup; l'éducation, on fait encore un débat. On a des piles et des piles de rapport et de débats sur l'éducation, ceci pour vous dire qu'en réalité vous vous trompez. Alors une fois qu'on dit que vous vous trompez sur le fait que les gens aient les idées claires, cela nous donne aussi à nous, un rôle, une responsabilité. C'est d'apporter les idées claires à ceux qui en ont besoin, mais alors vraiment besoin.Question:
Pourquoi les grands groupes industriels arrivent-ils à réformer vite, et pourquoi l'état est incapable de le faire.Alain Madelin, Député:
Parce que les hommes politiques sont jugés sur leurs intention et les industriels sont jugés sur leurs résultats.La Réforme de l'ENA, l'école Nationale de l'Administration, renommée par certains l'Ecole Nationale des Arnaqueurs, a été abordée. Comme il a été souligné pour abréger, son utilité n'est pas une obligation, on peut très bien être fonctionnaire, sans passer par l'ENA. Le sujet de polytechnique a ensuite été abordé.
François d'Aubert, Député:
Il y a un rapport qui vient de sortir sur polytechnique, polytechnique qui est une école remarquable, coût 150 millions d'euros...Alain Madelin, Député:
Le reste cumule non (rires).François d'Aubert, Député:
Mais c'est 150 millions d'euros pour une école qui en principe recrute des ingénieurs pour la fonction publique. En réalité vous avez 1/4 de ceux qui sortent qui entrent dans la fonction publique, et les 3/4 de ceux qui sortent ingénieur dans le privé, devraient prendre des fonctions d'ingénieurs. Il y a quand même quelque chose qui ne fonctionne pas très bien, même si ce sont des génies, et qu'ils sont très bons au point de vue qualité, il y a au moins à redéfinir les missions de l'école. Donc il y a l'ENA, les Mines, il y a un certains nombre d'écoles, donc tout l'enseignement supérieur, producteurs de cadres, doit être totalement revu, par ce qu'on a un système qui est aussi sclérosé que le reste de l'organigramme.J'ai déjà expliqué par le passé sur un autre site internet, que comme il n'y avait plus assez de place pour caser les énarques ou polytechniciens qui sortaient de l'école, on créait de nouveaux services administratifs pour les caser, et que l'importance d'un chef de service, se mesurait par le nombre de personne qu'il avait sous ses ordres. C'est ce qu'Alain Madelin ou François d'Aubert nous ont aussi expliqué lors de cette réunion. Et comme maintenant les administrations sont saturées et surtout que l'état ne peut plus payer, désormais on expédie tous ces énarques, polytechniciens et autres ingénieurs dans les directions des grandes entreprises. Nous voyons les résultats dans nos grands groupes français comme chez Vivendi, France Télécom, le Crédit Lyonnais, Bull, et encore beaucoup d'autres. J'ai été amené à travailler avec des énarques et polytechniciens, y compris sous les ordres d'un ex-conseiller de ministre socialiste, et je dois dire que je n'ai qu'une très mauvaise opinion en ce qui concerne tout ce beau monde. Je vais en expliquer rapidement les raisons, et mettre en même temps les points sur les ' i ', non mais sans blague. Les socialistes comme Julien Dray lors de l'émission "Mots Croisés" du 13/10/2003, sont très mal venus pour nous parler des 35 heures, car je dépassais largement les 60 à l'époque, mais visiblement pour ce PDG de gauche ce n'était pas encore assez. Cela a d'ailleurs conduit à la condamnation de sa société, le juge allant jusqu'à écrire un " harcèlement injustifié ". Alors quand je vois la gauche venir donner des leçons et nous parler des 35 heures, elle est mal placée, au même titre que M. Blondel qui nous bombarde sans arrêt avec ses 35 h et qui d'ailleurs lui aussi est passé en justice car ses chauffeurs dont l'un s'est suicidé, faisaient 60 ou 70 heures. Quand les commerçants, artisans, professions libérales, sont obligés de travailler deux fois plus, 60 ou 70 heures, pour payer les acquis sociaux de ceux qui ne travaillent que 35 h, au hasard nos fonctionnaires, il est curieux dans le cas présent que pas un seul député de gauche ou syndicat ne viennent exiger qu'au nom de l'égalité républicaine, ces professionnels ne fassent que 35h au lieu de 70. On devine pourquoi. Ils déposeraient tous le bilan et il deviendrait impossible de payer les acquis sociaux de certains, comme nos fonctionnaires syndiqués, qui eux ont en effet besoin de vacance pour aller remplir les caisses de certains centres d'attraction, dans lesquels les syndicats ont en effet des parts. Le marché des comités d'entreprises est très lucratif en france, c'est 70 milliards de francs au bas mot, par an, pour ceux qui ne le savent pas. Et je ne parle pas des organismes de formations bidons, formations qui ne servent à rien, puisqu'il n'y a plus d'industries en France, et celles qui restent, sont en attente de délocalisation. Il est surprenant surtout avant l'imposition de force des 35 h, comme dans les dictatures, qu'il n'y ai pas eu un rapport public prévisionnel de Bercy, pour chiffrer les surcoûts d'une telle opération. Pour ce qui est de travailler dans le monde associatif dont Julien Dray parlait, il sert là aussi à enrichir certains dirigeants ou réseaux, y compris des parlementaires, et cela revient à mettre en place un esclavage moderne, qui en plus constitue une concurrence déloyale pour les artisans qui payent des charges, eux. Quant aux formations, non seulement il n'y a pas eu d'audit des besoins, mais on ne voit pas où est leur utilité, si ce n'est pour enrichir encore certains réseaux, puisque les entreprises ferment leurs portes en France, pour délocaliser à l'étranger. A quoi sert dans ce cas le personnel formé, s'il n'y a plus d'entreprises en France.
Je vais aller encore plus loin dans l'analyse peu flatteuse que je dresse de notre élite. Il paraît que nos énarques, polytechniciens et autres, savent tout sur tout et sont de très bonne qualité comme l'a déclaré François d'Aubert. Mais alors dans ce cas, pourquoi l'économie française se casse la figure. Ou cette élite est totalement nulle et incompétente, ou alors elle est totalement mafieuse et corrompue. C'est l'un ou l'autre.
Et là je peux affirmer la chose suivante. C'est qu'un polytechnicien ou énarque n'est pas intéressé et ne veut surtout pas faire des économies. La population ne comprend pas la raison qui est pourtant simple. Il est beaucoup plus avantageux pour un technocrates, de dire qu'il a géré un projet de 100 millions de francs, car il peut prétendre proposer sa candidature ensuite pour à autre poste pour gérer un projet 150 MF. C'est un facteur qui échappe à beaucoup. Alors quand vous avez un cadre comme moi qui arrive et qui obtient 50 % de remise sur des palettes de matériel de 1 million de francs, vous comprenez tout de suite qu'on dérange beaucoup de monde, surtout dans les réseaux de la corruption. Certains non seulement ne toucheront pas leur bakchich, mais en plus, en obtenant des économies, vous leur casser en quelque sorte le plan de carrière qu'il visait. Voilà un point qu'il fallait éclaircir.
En conclusion, nous sommes obligés de constater que la France est un vrai bordel, et que toutes les institutions dysfonctionnent, en raison d'une république du copinage et donc obligatoirement de la corruption généralisée. On a des fonctionnaires en masse où il n'y en a pas besoin, mais en revanche, il y en a pas où il en faut, et curieusement d'ailleurs, dans les services anticorruptions. D'ailleurs la gauche n'a rien fait pour améliorer les choses quand elle était au gouvernement, si ce n'est que muter, ceux qui dérangeaient. D'ailleurs dans certaines villes socialistes, les juges qui sont incontrôlables parce qu'ils regardent de trop près certaines affaires sont très vite mutés, ou encore, les dossiers là aussi disparaissent. La droite n'est donc pas la seule concernée par ses syndrômes de la disparition des pièces compromettantes ou faux en écriture, quand ce n'est pas un procureur qui classe l'affaire, c'est un juge qui écarte les faux. La France n'est donc plus une république, et c'est bien l'état entier qu'il faut réformer pour que la constitution soit respectée, or ce n'est pas le cas actuellement. Déjà pour réformer l'état, il faut réformer les magistrats qui ne respectent pas les législations en vigueur, pour éliminer la corruption.
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